Etape 20 – texte compact

De Lectoure à La Romieu:

 Dans la sérénité de l’abbatiale de La Romieu

Didier Heumann

Milena della Piazza

Vous aimez le canard ou l’oie. Vous savez donc à peu près situer le Gers. Vous êtes  une fine lame, un émule de d’Artagnan  ou des Mousquetaires. Vous vous souvenez aussi que ces gars étaient des gascons. Alors, la Gascogne, un département ou une autre affaire ? Aujourd’hui, la Gascogne n’est plus une région administrative, mais une aire cultuelle et linguistique.  C’est une ancienne province à cheval sur les départements du Gers, des Landes, et des Hautes Pyrénées, s’tendant même en partie vers la Gironde. C’est surtout son identité culturelle qui la caractérise, en particulier  son  langage, le gascon, un des dialectes de l’occitan.  Le Gers est un de bastions de la Gascogne. Dans l’imaginaire d’Alexandre Dumas, c’est d’ici que les célèbres mousquetaires sont montés à Paris. Une statue récente les montre en action près de la cathédrale de Condom.

Le Gers est une très grande campagne. Le département comprend moins de 200’000 habitants. Si le Gers,  à première vue, peut paraître assez uniforme, il comprend en fait plusieurs régions qui se distinguent surtout par les cultures que l’on développe.

Au nord, les céréales et les oléagineux dominent. Au sud, les vignes et le maïs prennent la relève.  On y trouve surtout des céréales, des blés en particulier (45%). Les oléagineux couvrent 25% des territoires agricoles. Le Gers est le premier producteur de tournesol et de soja en France. Les vignes, dont le célèbre Armagnac, ne représentent que 5% de terres exploitées. Les prairies sont discrètes et l’élevage des bovins et ovins est assez restreint ici. Par contre, on élève  5 millions de canards gras (peu d’oies), le deuxième département en France après les Landes dans ce type particulier d’exploitation.

Nous traversons aujourd’hui la Lomagne, à cheval sur le Gers et le Tarn-et-Garonne, à l’extrémité nord-est de la Gascogne. Nous sommes plus particulièrement dans le Lectourois, groupé autour de Lectoure, la capitale historique et culturelle de la Lomagne. C’est une terre ronde, riche et calcaire, avec de larges vallées et des collines, un paysage ouvert dominé par l’uniformité de grandes étendues terreuses, avec peu de bosquets, où l’agriculture intensive tourne à plein régime. Les vaches ont presque disparu d’ici, et les petites parcelles cultivées deviennent de plus en plus rares.


Le tronçon entre Lectoure et Condom est classé au patrimoine mondial de l’humanité tout comme la collégiale Saint-Pierre de La Romieu, un des fleurons du patrimoine. Le nom de La Romieu vient de « roumieu » qui désigne un pèlerin à Rome, et par extension tous les pèlerins. L’ensemble collégial St Pierre est un site incontournable, à la fois pour son église à nef unique, son cloître, ses deux tours dont l’une renferme un passage secret avec escalier à double révolution. Le village médiéval, construit en grande partie sur les reliques de l’abbaye est magnifique. Vous y rencontrerez aussi les fameux chats d’Angéline et de sa légende.

Mais voilà ! De nombreux pèlerins sautent l’étape de La Romieu pour aller directement à Condom, car l’étape de Lectoure à La Romieu et celle de La Romieu à Condom sont courtes. Ils gagnent un jour, mais passent à côté d’une grande merveille.

Au niveau des difficultés du parcours, c’est une journée tranquille, pour ainsi dire sans difficulté, presque une promenade sur des montagnes russes très légères.



Le GR65 quitte Lectoure derrière l’Office de Tourisme et descend de la citadelle le long des remparts. La ville de Lectoure, sur son éperon rocheux, était au Moyen-Âge la capitale des comtes d’Armagnac. Déclarée ville royale au XVème siècle, la ville devient alors une place forte. C’est de ces périodes que datent les fortifications qui ceinturent la ville haute.




L’antique forteresse s’étend vers le bas de la colline par un entrelacs de  terrasses, de ruelles et d’escaliers le long des imposants remparts en pierres de taille.

A l’extrémité des  remparts, au bas d’un escalier, entre des murs très élevés, on accède à un bassin couvert d’un arc en berceau, d’ogives, protégé par une grille de ferronnerie aux pointes en fleur de lys, reposant sur un chapiteau. C’est la belle fontaine de Diane, dédiée dès l’Antiquité à quelque divinité, peut-être à Diane peut-être à une autre divinité, qui sait ?  La fontaine  est inscrite au registre des Monuments historiques. Son apparence actuelle date du XIIIe siècle. La fontaine est alimentée par une source abondante, qui a fourni  en eau, jusqu’à l’installation des réseaux d’eau courante, les artisans du quartier, notamment les  tanneurs situés en contrebas.



L’eau s’écoule par deux gros robinets et le trop-plein du bassin s’évacue dans un abreuvoir sous les remparts, qui gagne  l’ancienne tannerie royale, juste en dessous.

Le GR65 descend encore jusqu’à un carrefour au pied de la citadelle.



Sur le Chemin de Compostelle, on passe parfois, mais il faut le dire assez rarement, sans transition de la beauté à la banalité, pour ne pas dire à la laideur. Le GR65 transite alors par une petite route pour rejoindre la zone industrielle. Il va alors longer la zone industrielle en suivant l’ancienne voie ferrée.



Mais, pour se faire pardonner, il repart quelques centaines de mètres  en campagne avant de retrouver la voie ferrée et la départementale D7.




Juste à côté coule le Gers dans ses eaux troubles, avec ses sautes de débit au cours des saisons. La rivière prend sa source sur les hauts plateaux des Hautes Pyrrénées, pour se jeter plus loin dans la Garonne. Ce n’est pas un très grand fleuve, mais une rivière assez importante puisqu’elle donne son nom au département qu’elle traverse.
Puis rapidement, après le pont sur le Gers, le chemin oblique dans un sentier sombre, où la végétation est dense, presque inextricable. Il y fait sombre et frais. C’est comme un morceau de forêt vierge, dans une zone marécageuse et inondable.



Un vieux pont de pierre, dit le Petit-Pont-de-Pile, a été jeté ici pour enjamber un petit ruisseau près du Gers.  De datation inconnue, on le nomme ainsi pour le différencier du grand pont qui enjambe le Gers,  une centaine de mètres auparavant. On se perd en conjectures pour savoir où passait le chemin ici. Le pont de moellons calcaires a été muré depuis. Il faut dire que le pèlerin de jadis a dû subir les pires sévices pour traverser ce  sous-bois hostile, et alors, sans doute dangereux.

Après avoir traversé le sous-bois marécageux de la petite plaine où coule le Gers, le chemin reprend de l’air et de la hauteur en montant sur  le goudron vers le hameau de Hausset.

Vive les céréales, vive le tournesol.  Nous sommes en fin avril et le tournesol lève à  peine. Pour les blés, c’est la période de la montaison, lorsqu’au sommet du bourgeon terminal se produit le début du développement de l’épi.




La route goudronnée s’achève au niveau du hameau de Hausset et de ses quelques maisons fleuries.

Un petit chemin herbeux s’engage alors en montant dans les tournesols le long des sous-bois jusqu’au sommet d’une colline. Au printemps, lorsque la vie se réveille, que les bourgeons éclatent et que les premières tendres feuilles naissent et s’allongent, la  nature paraît parfois un peu maigre, vide, voire ingrate. A cette toison naissante, certains leur préféreront les orgueilleux tournesols qui défient le soleil ou les fleurs fatiguées qui penchent leur tête lourde de graines en automne.



Un peu plus haut, les blés prennent la place des tournesols, jusqu’à rejoindre les minuscules hameaux de Espazot et Manaut.





Ne s’arrêterait-on pas ici pour faire boire  son âne ou trouver un gîte pour la nuit, non ?  Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 20: logements, restauration).
De Manaut, le GR65 monte doucement et constamment vers Marsolan,  sur la route goudronnée, au milieu des tournesols et des blés.




Chemin faisant, il croise la ferme de Marides où on peut loger. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 20: logements, restauration).
La route longue, parfois presque rectiligne, traverse des champs à perte de vue habités seulement par la solitude. Alors, le pèlerin a le temps de rêvasser ou de détailler les cultures qu’il croise sur son chemin. Tiens ! Ici, du maïs, ce qui est assez rare dans la région.



Le chemin gagne la bifurcation de Verduzan, au sommet de la crête.

Ici, la route redescend doucement dans la campagne. Toujours, les  blés et les tournesols qui se disputent l’espace. Mais voici qu’ici un paysan, pour se libérer de la monotonie, cultive des féveroles. On utilise les tiges et les fèves, les fruits de la féverole, principalement pour l’alimentation du bétail. Mais tous les grands cuisiniers et les ménagères avisées connaissent aussi les subtilités de cette savoureuse légumineuse d’exception.



A La Croix de la justice, nous ne sommes pas très éloignés de Marsolan. On ne sait quel St Louis local, assis sous un chêne, rendait justice ici, mais le site sert aussi de place de pique-nique.  Le GR65 repart alors sur un chemin d’herbe et de terre à travers champs.



Les croix sont moins nombreuses ici que plus au nord  sur le Chemin. Pourtant, Marsolan se distingue, car quelques centaine de mètres plus loin, une autre croix étend ses bras au milieu des blés et des tournesols.





Sur les hauts de Marsolan, un lotissement de maisons récentes pointe à l’horizon, au bout d’une longue ligne droite d’asphalte jalonnée de  tournesols naissants et de blés adolescents.



Du haut du village, on aperçoit l’église Notre-Dame du Rosaire, une église reconstruire au XVIème siècle, et encore plus tard, avec un intérieur particulièrement rococo et un orgue fort célébré. Son clocher-tour, planté sur une petite butte au milieu des cèdres,  domine le village.



 

Quelques rues pittoresques sillonnent le village et ses maisons de pierre.



C’est aussi dans une de ces petites venelles que se niche un établissement de charme**** , que peu de pèlerins pourraient s’offrir !

On trouve aussi à se restaurer et à loger ici, dans des établissements plus modestes. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 20: logements, restauration).



De Marsolan le GR65 plonge dans un petit vallon, où coule doucement  le petit ruisseau de l’Auchie. On annonce déjà ici que La Romieu n’est pas si loin.



De l’autre côté du vallon, le GR65 remonte sur le goudron. D’ici il est possible de rejoindre un logement en dehors du chemin.



Assez rapidement le GR65 joue l’alternance, comme il le fait tous les jours,  lâche le goudron pour un chemin herbeux qui monte  sur le flanc d’une colline. Quelques herbes folles parfois dans la monotonie des céréales et des oléagineux !



Ici un petit lac se permet de couper la monotonie des tournesols. Les paysans n’ont pas toujours bouleversé les paysages naturels. Ils  ont de tous temps respecté la présence de l’eau, vitale aussi pour eux.



Au sommet de la crête, le GR65 rejoint le goudron pour transiter près du petit hameau de Cauboue, dans un paysage qui ne change pas d’un iota. Il faudra vous y faire. Le blé, le tournesol, et plus loin le maïs deviendront votre passe-temps favori pendant une bonne dizaine de jours !



Après un court passage sur la route goudronnée, le GR65 retrouve un large chemin de terre qui part en pleine campagne.



Ici, les tournesols sont omniprésents, comme de petit vermisseaux. D’autres champs attendent sans doute qu’on y plante le soja ou qu’il sorte de terre. De coutume, le soja est le dernier  à être planté.



Un peu plus loin, on retrouve les blés. Mais la campagne n’est pas toujours aussi généreuse. Une décharge à ciel ouvert coupe le chemin, où pourrissent les fagots de chaume et d’éteules, au milieu de dégoutants pneus de poids lourds qui finissent leur vie ici.


Le GR65 retrouve un peu plus de présence humaine, lorsqu’il passe près du hameau de Betsurguère, et un peu plus loin à la Chapelle d’Abrin.



C‘est à la Chapelle d’Abrin qu’un choix s’impose: soit continuer tout droit sur la route vers Condom, soit bifurquer sur la droite vers La Romieu. On encourage d’ailleurs les pèlerins à gagner La Romieu, car aucun panneau n’indique la direction de Condom.  Et pourtant ! De nombreux pèlerins escamotent le voyage vers La Romieu. Pour gagner un jour, disent-ils !  Mais un jour sur quoi ? Sur l’infini, pressés qu’ils seraient d’arriver en avance à Santiago ! Et alors qu’importe les vielles pierres que les anciennes générations nous ont offertes.

Sur le GR65, un large chemin de terre redescend doucement  au fond d’un petit vallon. Deux bijoux de petits lacs agrémentent ici le bocage au milieu des tournesols.



Mais dès que le chemin remonte, les blés reprennent droit de cité dans un décor, ma foi, assez grandiose. Les paysans offrent toujours leurs meilleures terres pour les blés bénis. Pauvre tournesol, pauvre maïs, qui doivent se conter de si peu ! Dira-t-on jamais assez la sérénité engendrée par ces lignes géométriques que dessinent les tracteurs lorsqu’ils sèment les graines au millimètre près ? Qui dira la solitude de ces millions d’épis qui ondulent dans la paix des alizés ? Les champs de blés seront toujours plus beaux que les champs de tournesols, à travers les saisons.



Mais voilà que le paysage se modifie. Une forêt pointe son nez.  Presque une révolution dans l’architecture paysagère de la région.


Le GR65 traverse alors le Bois de la Ville, une grande forêt de chênes surtout. Habite-t-on ici ou se contente-t-on d’observer les animaux ou de les chasser ?



A la sortie du bois, le GR65 retrouve les prés et les tournesols, et hélas, bientôt aussi le goudron.



Le GR65 arrive alors près du lieu dit Le Double, près de Moncade. A deux pas se trouve le magnifique gîte de Beausoleil. Si vous voulez voir des pruniers alignés comme pour partir à la guerre, arrêtez-vous ici, un peu en dehors du chemin. Ici, on cultive et on sèche les pruneaux, comme à Agen.   Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 20: logements, restauration).




Un chemin de terre va alors assez rapidement à la Romieu à travers les vergers, passant devant l’arboretum des Jardins de Coursiana, très fréquenté des touristes qui visitent le village.



Une large allée mène alors à La Romieu.



La Romieu (570 habitants) c’est avant tout la magnifique collégiale St Pierre, datant du XIVème siècle, classée au titre des Monuments historiques, de construction  gothique, avec sa longue et haute nef et son abside polygonale. Dans la tour de la Sacristie, de magnifiques fresques ornent le plafond.





L’église est flanquée de plusieurs tours, dont la Tour de la Sacristie et la Tour carrée. Dans cette dernière, un escalier conduit à la toiture de l’église. Cet escalier est très particulier, il est à double révolution, un axe pour la montée, un axe pour la descente.



Le cloître a été probablement construit après l’église et possédait à l’origine deux étages. Le cloître fût incendié en 1569 par les protestants et les étages en bois furent détruits. Les  chapiteaux du cloître, moins précieux que ceux de Moissac, sont ornés de feuillages et de figurines. Les animaux s’associent souvent à un personnage ou à décor floral.



On doit la collégiale et la citadelle à Arnaud d’Aux, natif du village, qui eut la charge des  Templiers et devint cardinal. Il ajouta un palais à la collégiale, destiné à recevoir les appartements du cardinal et de sa suite. Le palais disparut progressivement au cours des siècles, durant les guerres que traversa le pays. Il fut acheté comme bien national à la Révolution Française, puis vendu en grande partie comme carrière de pierre. Il en subsiste heureusement des lambeaux, comme la Tour du Cardinal, aussi conservé comme monument historique. Les murs du palais servent encore aujourd’hui à certaines maisons d’habitations derrière la collégiale. Pénétrez dans la magnifique chambre d’hôtes de Va Bene pour en avoir une idée. Les propriétaires du lieu sont aussi propriétaires d’une galerie d’art dans leur bâtisse.



La vie du village se concentre sur une petite place près de la collégiale. C’est ici aussi que vous rencontrerez les chats d’Adeline, qui selon la légende sauvèrent le village d’une grande famine.



Alors voici la légende, telle qu’on la raconte ici  (texte tiré de Office de Tourisme La Romieu) :

« En l’an de grâce 1338, dans un village de Gascogne appelé La Romieu, célèbre par sa belle collégiale édifiée depuis 20 ans, vivaient heureux Vincent et Mariette. Il était bûcheron, et sa femme l’accompagnait souvent dans la forêt pour faire les fagots. Ils travaillaient dur, mais avec les volailles, le cochon, les légumes et les fruits du jardin, la table était garnie. Ils étaient mariés depuis 3 ans, lorsque Mariette mit au monde une petite fille qu’ils appelèrent Angéline.

Hélas Vincent fût écrasé par un arbre qu’il abattait. Mariette, inconsolable, se laissa dépérir et deux mois plus tard, elle fût trouvée morte, tenant Angéline dans ses bras.

La petite fût recueillie par une voisine, et grandit avec ses enfants comme leur soeur. Angéline montrait une grande attirance pour les chats. Il y en avait toujours 2 ou 3 autour d’elle qui, la nuit, dormaient dans son lit. Elle partageait souvent son écuelle avec eux.

Angéline au fil des ans, devenait une solide jeune fille qui aidait bien ses parents adoptifs aux travaux des champs, toujours accompagnée de ses chats. L’an 1342 et les 2 années suivantes, l’hiver fut rude, et le printemps et l’été si pluvieux qu’il ne fut pas possible d’ensemencer les champs. Il s’ensuivit une grande disette et malgré la distribution par le seigneur Arnaud d’Aux des réserves de la Collégiale, les habitants de La Romieu n’eurent bientôt plus rien à se mettre sous la dent. Ils pensèrent alors aux chats, si nombreux dans le village, et en firent de la gibelotte.

Les parents d’Angéline, sachant combien elle aimait les siens, acceptèrent qu’elle garde un chat et une chatte, à condition de bien les cacher, car les voisins ne demandaient qu’à leur tordre le cou. Angéline enfermait donc le jour les 2 minous dans le grenier, et la nuit les laissait sortir pour chasser. Mais la famine s’accentuait et beaucoup de villageois mouraient. Angéline et ses parents subsistaient péniblement, en récoltant des racines dans les bois, quelquefois des champignons, mais c’était piètre pitance. Très amoindris, ils purent néanmoins, surmonter cette triste période et des temps plus cléments permirent enfin de récolter de quoi vivre.

Mais à La Romieu, où les chats avaient disparu, les rats avaient proliféré au point de menacer les récoltes. Angéline, avec des précautions infinies, avait pu cacher ses chats et ils avaient eu plusieurs portées. C’était une vingtaine de greffiers qui s’ébattaient dans le grenier. Heureusement, la maison était isolée;

Les villageois se lamentaient devant les dégâts causés par les rats. C’est alors qu’Angéline annonça qu’elle allait lâcher une vingtaine de chatons que les habitants pourraient adopter. Les rats disparurent rapidement et c’est ainsi qu’Angéline sauva La Romieu d’un nouveau malheur.

La légende dit aussi que le visage d’Angéline, au fil des ans, ressembla de plus en plus à un chat et que ses oreilles se transformèrent en oreilles de chat.

C’est en écoutant une grand-mère raconter à ses petits enfants la légende des chats d’Angéline, qu’un sculpteur orléanais aujourd’hui décédé, Maurice Serreau, eut l’idée de la faire revivre en déposant des sculptures de chats autour de la place. Ici, on conseille aux visiteurs  de lever le nez pour répertorier le nombre de chats que le sculpteur a positionnés dans le bourg. En voici quelques échantillons.





On trouve à se loger et à se restaurer dans le bourg. Informations supplémentaires sur le site à Etapes (Etape 20: logements, restauration).






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